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ACTIVITéS DE COLLECTES DES DONNéES SUR LES MOUVEMENTS DES POPULATIONS DANS LES PRéFECTURES DE KéMO, MBOMO, OUAKA ET MAMBéRé-KADEI

ACTIVITéS DE COLLECTES DES DONNéES SUR LES MOUVEMENTS DES POPULATIONS DANS LES PRéFECTURES DE KéMO, MBOMO, OUAKA ET MAMBéRé-KADEI

ACTIVITéS DE COLLECTES DES DONNéES SUR LES MOUVEMENTS DES POPULATIONS DANS LES PRéFECTURES DE KéMO, MBOMO, OUAKA ET MAMBéRé-KADEI

La préfecture de MAMBERE-KADEÏ et MAMBERE sont situées dans la partie sud-ouest (région Equateur) de la République Centrafricaine, constituent une zone stratégique à la fois sur le plan économique, social et humanitaire, du fait de leur position géographique, de la présence de plusieurs axes routiers importants, de la proximité avec la frontière du Cameroun et de l’intensité des mouvements de population enregistrés depuis plus d’une décennie. Ces deux préfectures regroupent au total huit (08) sous-préfectures, à savoir: Berbérati, Gamboula, Dédé-Mokouba, Sosso-Nakombo, Carnot, Gadzi, Amadagaza et Senkpa-Mbaéré, ainsi que douze (12) communes dont: Berbérati, Ouakanga, Haute-Batouri, Basse-Batouri, Basse-Mambéré, Haute-Kadéï, Basse-Kadéï, Basse-Mboumbé, Haute-Mboumbé, Topia, Senkpa-Mbaéré et Carnot. Dans le cadre des activités de la Matrice de Suivi des Déplacements (DTM) de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), mises en œuvre avec l’appui de son partenaire opérationnel FNOHD (Forces des Nations pour des Œuvres Humanitaires et Développement Durable), 131 localités ont déjà été couvertes par les opérations de collecte des données depuis plusieurs Round précédentes jusqu’actuelle. Ces localités accueillent principalement des Personnes Déplacées Internes (PDI), des Retournés Internes (RI) ainsi que des Retournés Externes (RE) en provenance d’elles-mêmes, des préfectures limitrophes tel que: la NANA-MAMBERE, la SANGHA-MBAERE, la LOBAYE, OUHAM-PENDE et OUHAM, voir même d’autres préfectures de la RCA ainsi que des pays voisins tel que la RDC, le TCHAD et surtout le CAMEROUN. Cependant, malgré cette couverture importante, plusieurs localités abritant également des populations déplacées ou retournées ne sont pas encore évaluées par la DTM, ce qui signifie que les besoins réels de certaines communautés demeurent non documentés. Depuis plusieurs décennies, la République centrafricaine fait face à une instabilité politique et militaire sans précédent dans son histoire en atteignant le pic entre 2013 et 2014, la crise électorale de 2020 et à cette liste, s’ajoute les exactions des Armées de la Résistance du Seigneur de Joseph Kony (LRA). Cette situation a engendré des exactions, des pillages, des vols, des viols, et des atteintes graves aux droits humains, incluant des agressions sexuelles et des violences de tout type et s’est généralisé peu à peu dans toutes les préfectures du pays parmi lesquelles la préfecture du Mbomou. ET engendre des mouvements massifs de la population dans tant interne et externe du pays pour trouver la quiétude. En 2017, un violent affrontement à répétition s’est déclenché entre les acteurs armés dans la préfecture Mbomou capitale de la région 7 ayant fait plusieurs victimes parmi lesquelles la population civile et occasionnant de nombreux déplacement des personnes entre les communes, les sous-préfectures, les préfectures et dans les pays voisins et donne naissance à la création des sites et lieux de regroupement dans ladite préfecture. Les conflits récurrents et les affrontements ont accentué les tensions intercommunautaires, fragilisant la cohésion sociale dans de nombreuses régions. Afin de faciliter l’analyse de ces déplacements, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), à travers la Matrice de Suivi des Déplacements (Displacement Tracking Matrix – DTM), met à la disposition de son partenaire d’exécution, le FNHOD, dans la région du Mbomou, des outils performants permettant d’analyser et de comprendre les mouvements de population. Cet exercice est réalisé selon un cycle trimestriel. Cependant, dans le cadre de l’activité d’édition du Round 24, deux principales activités ont été mises en œuvre conformément au contrat liant l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) à son partenaire d’exécution. Il s’agit notamment du Mobility Tracking et des enquêtes sur les intentions futures (Return Intention Survey – RIS) menées auprès des Personnes Déplacées Internes (PDI), aussi bien au sein des familles d’accueil que dans les sites de déplacement. Le premier outil, relatif au Mobility Tracking, vise à évaluer l’ensemble des localités de chaque commune en référence à la Master Liste DTM, afin de collecter des données sur la présence, les mouvements et la localisation des populations déplacées. Le second outil, consacré aux enquêtes sur les intentions futures, a pour objectif d’identifier les perspectives envisagées par les ménages déplacés au regard des trois solutions durables reconnues, à savoir : • Le retour dans les zones de provenance ; • L’intégration locale durable dans les zones de déplacement actuelles ; • La réinstallation dans une autre partie du pays, distincte à la fois de la zone de provenance et du lieu de déplacement. Cette seconde activité consiste en une enquête menée dans l’ensemble des communes auprès des Personnes Déplacées Internes résidant dans les localités ciblées par l’équipe technique de la DTM de l’OIM, sur la base d’une méthodologie d’échantillonnage. Depuis la fin de l’année 2012, le début de l’année 2013, la crise se poursuit en République centrafricaine (RCA), entravant l’accès des acteurs humanitaires à plusieurs zones du pays et, par conséquent, les collectes de données DTM, marquant à cette époque de l’année 2013, à une fréquence trimestrielle au niveau des localités et sites d’accueil des PDI et retournés pour estimer les populations déplacées / retournées présentes, leurs conditions de déplacement relatives aux vulnérabilités et besoins humanitaires dans les différents secteurs comme : abris, protection, eau, hygiène et assainissement (EHA), sécurité alimentaire, éducation, santé et assistance humanitaire. Cette crise a touché plusieurs préfectures, notamment la préfecture de la OUAKA. La préfecture de la OUAKA est l’une des vingt (20) préfectures de la République Centrafricaine. Elle couvre une superficie de 49900Km2, elle est divisée en 5 Sous-préfecture (Bambari ; Ippy, Kouango, Grimari et Bakala) et 15 communes regroupant 210 localités reconnues par la DTM et 4 nouvelles localités pour ce round. La préfecture de la OUAKA a souffert fortement des crises politico-militaires passées, de nombreuses infrastructures comme la route, les bâtiments publics etc… ont été endommagés. Beaucoup d’habitant y compris des déplacés internes ont été affectés, la crise a provoquée d’important déplacement fragilisant les conditions de vie, l’accès à l’eau et aux services de base. Pendant de nombreuses années, OUAKA a été une des zones les plus touchées par les violences, affrontement entre groupes armés, exactions contre les populations civiles et occupation de la majeure partie de cette préfecture par les GSA. Plus récemment en 2025 il y a des signes d’amélioration suites à des programmes de désarmement et démobilisation des anciens combattants notamment de l’ex groupe armé UPC et ont été lancés avec des activités de sensibilisation communautaire, dialogues locaux et des efforts de reconstruction de la confiance. Les ONG nationales, internationales et partenaires tentent de promouvoir le vivre ensemble et le développement social, sans oublier le processus d’intégration locale des PDI à l’exemple du site MINUSCA de PK8 qui est devenu un village de retour. La situation sécuritaire s’est améliorée par rapport au round précédent, en lien avec l’enregistrement de plusieurs cas de retour des PDI dans leur localité d’origine. Cette amélioration facilite l’accès humanitaire à l’assistance, le renforcement de la cohésion sociale et du vivre ensemble, ainsi que l’atténuation des mauvaises conditions de vie dans certaines localités de déplacement, cela contribue favorablement au retour des personnes déplacées vers leurs localités d’origine. Pour la 24e édition des activités de suivi de mouvement de population (DTM), l’ONG FNOHD en partenariat avec l’OIM a collecté des données dans toute ladite préfecture, ainsi que les sites des déplacés. Force est de constater que comparativement au round dernier, la tendance du mouvement est au retour, c’est-à-dire baisse des PDI et augmentation des Retournés, plus majoritairement dans la sous-préfecture de Kouango, Ippy, Bambari et légèrement à Grimari, et quelques raisons énumérées ci-dessous en expliquent : • Amélioration de sécurité dans les localités de provenance des PDI suite au processus du désarmement et démobilisation des groupes armés ; • Retour de paix dans la majorité des localités de la préfecture ; • Sensibilisation des ONG et partenaires sur la cohésion sociale et ; • Le processus d’intégration locale des PDI en leurs construisant des abris, à l’exemple du site des déplacés de MINUSCA PK8. Depuis plus d'une décennie, la République Centrafricaine (RCA) est affectée par un conflit avec la présence continue de groupes armés identifiés et non identifiés. La violence à l'encontre des civils, les effets du changement climatique (inondations), le manque d'accès aux infrastructures socio-économiques de base et aux opportunités socio-économiques obligent certaine population à quitter leur lieu de résidence initiale pour un autre qui pourrait leurs offrir la quiétude. La préfecture de la KEMO, carrefour de toutes les préfectures du Nord, Nord-Est et Est, fait partie des 20 préfectures avec ses quatre (04) sous-préfectures, dont huit (08) communes, à l’instar des autres préfectures a accueilli dans chacune de ses sous-préfectures/communes/localités de personnes déplacées internes fuyant des exactions, les atrocités et les représailles des GA en provenance pour la plupart des cas de NANA-GRIBIZI, de la OUAKA, et de l’OUHAM. Mais, avec le retour progressif de la paix à travers le déploiement des FACA/Alliers Russes et Forces de Sécurité Intérieure (FSI) dans plusieurs communes, la plupart des personnes déplacées internes commencent à regagner progressivement leurs lieux d’origines. Dans cette même dynamique, la préfecture de KEMO a enregistré également le retour des personnes retournées de l’étranger en provenance pour la plupart de RD-Congo. Alors, pour faciliter la compréhension de ces mouvements, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), à travers la Matrice de suivi des déplacements Displacement Tracking Matrix (DTM), en anglais, a mis à la disposition de son partenaire d’exécution FNOHD dans la KEMO, des outils bien développés et capables d’expliquer et de comprendre les mouvements de population. Et cet exercice se fait dans un cycle de trois (3) mois par ans. Cependant, le Round 24 contrairement au Round 23, deux activités sont recommandées par le partenaire OIM à savoir : l’évaluation des localités à travers le formulaire B2F. La seconde activité consiste à enquêter les ménages déplacés sur leurs intentions futures et leurs conditions de vies à travers les trois solutions durables possibles. 1. retourner dans leurs zones de provenances (retour), 2. reconstruire leurs vies dans leurs milieux de déplacement (Intégration locale durable) 3. Vivre ailleurs dans le pays, ni dans la zone de provenance, ni dans le milieu de déplacement (réinstallation). Cette deuxième activité est une enquête qui doit se réaliser dans toutes les communes auprès des Personnes Déplacées Internes dans les localités ciblées par l’équipe technique de la DTM OIM sur une base de l’échantillonnage. Par ailleurs, toutes ces situations augmentent les besoins réels de la population en mouvement estimée d’apriori vulnérable en général. Il est donc important que des évaluations et des enquêtes se fassent afin de bien cerner le contexte des mouvements, des besoins ainsi que des gaps à remonter. Le présent rapport relate les principales actions menées avant et lors des activités de collecte des données. 1 Méthodologie Dans le cadre des activités de collecte des données du round24, FNOHD travaille avec 15 Enumérateurs, 3 superviseurs dont une femme en fait partie. Au total, 18 personnes sont mobilisées pour la mise en œuvre de cette activité. Pour atteindre les objectifs fixés dans le cadre de cette activité de collecte des données du round24, il est donc nécessaire que ces 15 agents recrutés, soient formés sur les techniques et la méthodologie de la collecte des données. C’est ainsi qu’une série des séances de renforcement des capacités sur les techniques de la collecte de données et ses approches pour les agents retenus pour l’activité des évaluations des localités B2F a eu lieu du 27 au 28 Octobre 2025 suivi de la formation des agents de collecte des données sur les intentions futures (RIS) le 29 Octobre 2025. Cette séance de formation a été faite tout en tenant compte des mise jours ajustés aux formulaires B2F. A l’issue des séances de renforcement des capacités des agents, l’équipe FNOHD KEMO a présenté les activités aux autorités locales de KEMO. Durant la période de collecte, une de réunion-bilan est organisée régulièrement par les superviseurs afin de prendre connaissance des défis rencontrés par les enumérateurs et essayer de les aider à surpasser prochainement. En outre, l’équipe de la supervision les suit régulièrement sur le terrain pour vérifier de près la réalité du terrain afin d’éviter les incohérences dans les données collectées. A- Les objectifs assignés à ces activités :  Etablir un contact permanent entre FNOHD et les autorités politico-administratives, locales ainsi que les acteurs humanitaires œuvrant dans la KEMO ;  Présenter les activités DTM/OIM aux autorités locales ainsi qu’aux différent acteurs humanitaires ;  Renforcer les compétences des superviseurs/enquêteurs du FNOHD lors de la collecte et de la correction des fiches et de la saisie des données sur les tablettes après chaque évaluation ;  Lancer les activités Mobility Tracking dans toutes les communes de la Préfecture ;  Mener les enquêtes des intentions futures auprès des personnes déplacées internes dans les familles d’accueil ;  Vérifier l'application de la méthodologie de collecte de données DTM, y compris la sélection des informateurs clés, la sélection de l'échantillon, l'observation directe, le respect des quotas dans l'échantillon et le principe d'échantillon "dispersé" pour une représentativité optimale.  Couvrir toutes les 492 localités de la préfecture de la KEMO si possible ;  Vérifier la cohérence et le bon déroulement des activités sur le terrain ;  Accorder une attention particulière aux activités sur le terrain à réaliser avec les enumérateurs, les superviseurs FNOHD de mise en œuvre et faire le feedback à la hiérarchie au sujet de leurs qualités et de leurs insuffisances.

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